
Le dispositif de services à la performance, un accompagnement sur mesure du CTOS et de l’ANS pour les sportifs espoirs et de haut niveau.
Les émeutes de 2024 ont entrainé l’arrêt des missions d’expertise du CISE et une diminution des moyens alloués au sport y compris dans le suivi de l’état de forme et du bien-être de nos meilleurs sportifs.
Devant ce manque structurel d’accompagnement et pour éviter une rupture dans la préparation des sportifs calédoniens qui s’entraînent sur le territoire, le CTOS a présenté un projet auprès de l’Agence Nationale du Sport (ANS) principal opérateur de l’État en matière de politique sportive via son fond spécifique détection et accès au haut niveau pour l’outre-mer et a obtenu des moyens financiers. L’objectif est de déployer des services à la performance auprès de sportifs inscrits sur les listes ministérielles « espoir et haut niveau ».

Une volonté stratégique : contribuer à structurer l’écosystème de la performance sportive en Nouvelle Calédonie
Au-delà d’un apport ponctuel de financement, l’objectif de ce dispositif était après une phase d’enquête et d’analyse approfondie des organisations des structures d’entrainement ou du fonctionnement de sportifs de haut niveau isolés, de mieux structurer ou de compléter l’existant en déterminant des solutions pérennes et mutualisées via la constitution d’un réseau de prestataires reconnus sur le territoire.
Cette démarche de terrain a permis de cartographier précisément les manques et d’identifier les domaines et les zones géographiques ou les disciplines nécessitaient une intervention prioritaire pour stabiliser des collaborations parfois fragiles ou irrégulières, faute de visibilité budgétaire
Le financement ANS a permis de conventionner des services sur la durée, créant une véritable stabilité et une vision à long terme pour l’accompagnement des structures et des sportifs concernés.
Une nouvelle philosophie : s’intégrer dans le fonctionnement du sportif plutôt que d’imposer un lieu central et des horaires
L’approche adoptée par le CTOS est résolument centrée sur l’athlète, avec un seul credo : être au service et s’intégrer dans le fonctionnement de l’athlète plutôt que de lui demander de s’adapter à des organisations existantes.
Le dispositif vise à apporter dans certains cas des solutions clés en main et innovantes directement sur les lieux de pratique ou dans les emplois du temps de l’athlète.
Par exemple, des sessions de préparation mentale ou de préparation physique peuvent être directement intégrées aux heures habituelles d’entraînement ou de travail, ou des outils d’analyse de la performance peuvent être déployés au sein de son club ou de sa structure d’entrainement.
Des services délocalisés pour un impact maximal en liaison avec l’encadrement technique du sportif
Les prestations assurées par ce réseau conventionné se concentrent sur la fourniture d’un environnement et d’un emploi du temps optimisé pour l’entraînement quotidien.
Ainsi, 56 sportifs listés s’entrainant sur le territoire dans 11 disciplines sportives différentes (Athlétisme – Surf – Kitesurf – Athlétisme et Natation Sport Adapté – Handball – Rugby – Judo Karaté – Cyclisme – Athlétisme Handisport) ont pu bénéficier en 2025 d’un peu plus de 2 300 000 CFP de services à la performance (préparation physique et mentale, kinésithérapie ostéopathie, diététique et nutrition, test d’évaluation et profilage) pour mener à bien leur projet sportif.
Une attention particulière a été porté sur les besoins des sportifs qui s’entrainent à distance de leur collectif national ou de leur fédération de tutelle et qui conduisent leur projet en quasi-autonomie sur le territoire avec des niveaux de performance pourtant élevé.
Ainsi le CTOS s’est systématiquement entretenu avec l’encadrement technique des sportifs ciblés qu’il soit en métropole ou sur le territoire afin d’assuré un accompagnement à 360 ° selon les recommandations de l’INSEP.
Ce déploiement de services de proximité par le CTOS, soutenu par l’ANS, est un signe fort de la volonté de contribuer à la structuration de services de qualité dans l’optique des Jeux Olympiques de Brisbane 2032 et de la création d’une base arrière sur le territoire pour les Équipes de France.
